Collectif Palestine Vaincra : Un autre exemple de la perversion du pouvoir en France !

Tom Martin

Entretien15 min

La lecture charge la vidéo depuis YouTube (Google). En savoir plus

Le Collectif Palestine vaincra (CPV) (arabe : رابطة فلسطين ستنتصر) est une organisation pro-palestinienne et antisioniste d'extrême gauche française, fondée en mars 2019 à Toulouse. Elle milite pour la solution à un État au conflit israélo-palestinien.

En février 2022, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, annonce sa demande de la dissolution du Comité action Palestine et du Collectif Palestine vaincra, accusant ce dernier d'« appel à la haine, à la discrimination, à la violence » et de cultiver « le sentiment d'oppression des « peuples musulmans » […] dans l'objectif de diffuser l'idée d'une islamophobie à l'échelle internationale », « sous couvert de défendre la cause palestinienne »5,6,11. Sont également reprochés au CPV des commentaires non-modérés sur sa page Facebook4,8 ainsi que l'appel à des campagnes de boycott contre Israël12. En réaction au projet de dissolution, le Collectif Palestine vaincra dénonce une « attaque contre le mouvement de solidarité avec la Palestine »

Suivant leur dissolution, le Comité action Palestine et Palestine vaincra déposent un recours auprès du Conseil d'État4. L'Association France Palestine Solidarité et l'Union syndicale Solidaires déposent des mémoires au tribunal afin de soutenir la requête3, ainsi que l'Union juive française pour la paix15,16. Le 29 avril 2022, le Conseil d'État suspend la dissolution des deux associations, considérant que le décret « n'est ni nécessaire ni adapté et porte une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression et à la liberté d'association », car le Collectif Palestine vaincra « ne provoque ni ne contribue à la discrimination, à la haine ou à la violence, que ses prises de position vis-à-vis d'Israël et du sionisme ne présentent pas un caractère antisémite, qu'il a toujours condamné l'antisémitisme, que la campagne de boycott des produits israéliens constitue une modalité légitime d'expression d'opinions protestataires ». L'État doit verser 3 000 € chacun au Collectif Palestine vaincra et au Comité action Palestine

Regarder sur YouTubeS’abonner à la chaîne

Agir et nous soutenir

Contribuez à la production et à la transmission de contenus intellectuels indépendants.